Assurance multirisque professionnelle : bien protéger son entreprise grâce à la visite de risque
Un incendie, un dégât des eaux, un vol ou une panne importante peut interrompre brutalement l’activité d’une entreprise. Au-delà des dommages matériels, les conséquences financières peuvent être lourdes : perte de chiffre d’affaires, charges fixes à payer, marchandises détériorées, matériel inutilisable ou impossibilité d’accueillir les clients.
L’assurance multirisque professionnelle constitue donc une protection essentielle pour les commerçants, artisans, restaurateurs, professions libérales, associations et dirigeants de TPE ou PME. Mais pour être réellement efficace, elle doit être adaptée aux caractéristiques de l’entreprise et aux risques propres à son activité.
C’est précisément pour cette raison que l’accompagnement d’un courtier en assurances professionnelles et la réalisation d’une visite de risque sont particulièrement importants.
Qu’est-ce qu’une assurance multirisque professionnelle ?
L’assurance multirisque professionnelle, souvent appelée MRP, regroupe au sein d’un même contrat plusieurs garanties destinées à protéger l’entreprise.
Selon la formule choisie, elle peut notamment couvrir :
- les locaux professionnels ;
- le mobilier et les agencements ;
- les machines, outils et équipements professionnels ;
- le matériel informatique ;
- les marchandises et les stocks ;
- les dommages provoqués par un incendie ou une explosion ;
- les dégâts des eaux ;
- le vol et le vandalisme ;
- le bris de glace ;
- les événements climatiques ;
- les dommages électriques ;
- la responsabilité civile liée à l’exploitation ;
- les pertes financières consécutives à un sinistre ;
- la protection juridique professionnelle.
Les garanties et leurs limites varient cependant fortement d’un contrat à l’autre. Deux assurances présentées comme des multirisques professionnelles peuvent offrir des niveaux de protection très différents.
Le prix ne doit donc jamais être le seul critère de comparaison.
L’assurance multirisque professionnelle est-elle obligatoire ?
La multirisque professionnelle n’est pas systématiquement obligatoire pour toutes les entreprises. Certaines assurances peuvent néanmoins être imposées par la loi, par la profession exercée, par un bail commercial, par un propriétaire ou encore par un organisme de financement.
Même lorsqu’elle reste facultative, se passer d’une multirisque professionnelle peut exposer l’entreprise à un risque financier considérable. Peu de structures disposent d’une trésorerie suffisante pour remplacer rapidement leur matériel, remettre leurs locaux en état et supporter plusieurs semaines ou plusieurs mois d’interruption d’activité.
Il est donc important de raisonner en fonction des conséquences potentielles d’un sinistre, et pas uniquement en fonction du montant annuel de la cotisation.
Quels biens faut-il déclarer à l’assureur ?
Pour obtenir une indemnisation adaptée, l’entreprise doit déclarer précisément la nature et la valeur des biens à assurer.
Cela comprend notamment :
- la surface et l’usage des locaux ;
- la valeur du mobilier et des agencements ;
- les machines et équipements professionnels ;
- les installations techniques ;
- le matériel informatique ;
- la valeur maximale du stock ;
- les marchandises confiées par des clients ;
- les éventuelles chambres froides ou installations frigorifiques ;
- les moyens de protection contre le vol et l’incendie ;
- le chiffre d’affaires de l’entreprise ;
- les activités réellement exercées.
Une sous-évaluation des biens, une activité incomplètement déclarée ou des informations devenues obsolètes peuvent créer de sérieuses difficultés au moment d’un sinistre.
Le contrat doit donc évoluer avec l’entreprise. Des travaux, l’acquisition d’une nouvelle machine, une augmentation du stock, un changement d’activité, une extension des locaux, l’ouverture d’un nouvel établissement ou une hausse importante du chiffre d’affaires doivent être signalés.
Pourquoi la perte d’exploitation est-elle si importante ?
Après un sinistre, le remplacement du matériel ou la réparation des locaux ne suffit pas toujours à sauver l’entreprise.
Pendant la période d’interruption ou de ralentissement de l’activité, les ventes peuvent fortement diminuer alors que certaines dépenses continuent :
- les loyers ;
- les salaires ;
- les cotisations sociales ;
- les remboursements d’emprunts ;
- les abonnements ;
- les assurances ;
- les frais de relogement temporaire ;
- les honoraires et autres charges permanentes.
La garantie pertes d’exploitation peut compenser, dans les conditions prévues au contrat, la baisse de marge brute provoquée par un sinistre garanti. Elle peut également financer certains frais supplémentaires engagés pour reprendre plus rapidement l’activité.
Pour qu’elle soit efficace, il faut notamment déterminer une durée d’indemnisation suffisamment longue. Reconstruire un local, remplacer une machine spécifique ou obtenir de nouvelles autorisations peut prendre plusieurs mois. Une période de garantie trop courte peut donc laisser l’entreprise sans protection avant son retour à une activité normale.
La visite de risque : une étape indispensable
Une assurance professionnelle ne devrait pas être établie uniquement à partir d’un questionnaire rempli à distance.
La visite de risque permet au courtier de découvrir concrètement l’entreprise, ses locaux, son organisation, ses équipements et ses contraintes. Elle offre une vision bien plus précise que la seule lecture d’un devis ou d’un extrait Kbis.
Lors de cette visite, plusieurs éléments peuvent être examinés :
- la configuration et la surface des locaux ;
- la nature des matériaux de construction ;
- les installations électriques ;
- les moyens de chauffage ;
- les dispositifs de détection et d’extinction incendie ;
- les alarmes, serrures, rideaux métalliques et autres protections contre le vol ;
- les zones de stockage ;
- la présence de produits inflammables ou sensibles ;
- les machines présentant un risque particulier ;
- les chambres froides et équipements électriques ;
- les activités réalisées sur place ;
- l’accueil du public ;
- les bâtiments mitoyens ;
- les possibilités de propagation d’un incendie ;
- les dépendances essentielles au fonctionnement de l’entreprise.
Cette analyse permet d’identifier les risques qui auraient pu être oubliés et de vérifier que les déclarations transmises à l’assureur correspondent à la réalité.
Éviter les mauvaises surprises au moment du sinistre
Le véritable niveau de qualité d’un contrat d’assurance se mesure au moment du sinistre.
Si l’activité déclarée ne correspond pas exactement à l’activité exercée, si la surface des locaux est erronée, si le stock a été fortement sous-évalué ou si les moyens de protection exigés ne sont pas présents, l’indemnisation peut être réduite, retardée ou contestée selon les circonstances et les dispositions du contrat.
La visite de risque permet de sécuriser les informations utilisées pour établir le contrat. Elle aide également le dirigeant à comprendre les mesures de prévention attendues par l’assureur.
Elle peut notamment mettre en évidence la nécessité :
- d’installer ou de contrôler des extincteurs ;
- de renforcer les protections contre le vol ;
- de vérifier périodiquement l’installation électrique ;
- de mieux séparer certaines zones de stockage ;
- d’adapter les montants assurés ;
- d’ajouter une garantie spécifique ;
- de prévoir une couverture pour les marchandises réfrigérées ;
- d’améliorer le plan de continuité de l’activité.
L’objectif n’est pas seulement d’obtenir une cotisation compétitive. Il est surtout de disposer d’un contrat cohérent, compréhensible et mobilisable lorsque l’entreprise en a réellement besoin.
Pourquoi passer par un courtier en assurances professionnelles ?
Le courtier analyse les besoins de l’entreprise et recherche auprès de ses partenaires une solution adaptée. Contrairement à une approche limitée à un seul contrat, il peut comparer différentes propositions et attirer l’attention du dirigeant sur leurs différences.
Son travail ne consiste pas uniquement à comparer les tarifs. Il étudie également :
- les plafonds d’indemnisation ;
- les franchises ;
- les exclusions ;
- les délais de carence ;
- les obligations de prévention ;
- les modalités d’indemnisation ;
- les limites prévues pour le vol ;
- la valeur à neuf ou la vétusté appliquée ;
- la durée de la garantie pertes d’exploitation ;
- les garanties optionnelles réellement utiles ;
- l’assistance et l’accompagnement en cas de sinistre.
Le courtier joue également un rôle de conseil dans la déclaration du risque. Il aide le professionnel à présenter clairement son activité, à déterminer la valeur de ses biens et à éviter les incohérences entre la réalité de l’entreprise et le contenu du contrat.
En cas de sinistre, il peut accompagner son client dans les démarches, la constitution du dossier et les échanges avec l’assureur. Cette présence est particulièrement précieuse lorsque l’entreprise doit simultanément gérer les dommages, ses salariés, ses fournisseurs et la continuité de son activité.
Un contrat moins cher n’est pas toujours plus avantageux
Une différence de prix peut s’expliquer par une franchise plus élevée, un plafond plus faible, une garantie absente ou une définition plus restrictive du sinistre.
Avant de choisir une assurance multirisque professionnelle, il convient donc de se poser les bonnes questions :
- Quels événements sont réellement garantis ?
- Les marchandises et le matériel sont-ils assurés pour une valeur suffisante ?
- Les biens sont-ils indemnisés en valeur à neuf ou après déduction de la vétusté ?
- La perte d’exploitation est-elle incluse ?
- Pendant combien de temps peut-elle être indemnisée ?
- Quelles sont les principales exclusions ?
- Quelles mesures de sécurité doivent obligatoirement être respectées ?
- Les activités secondaires de l’entreprise sont-elles couvertes ?
- La responsabilité civile professionnelle est-elle adaptée au métier ?
- Le montant des franchises reste-t-il supportable pour l’entreprise ?
Un contrat légèrement plus coûteux peut offrir une protection nettement supérieure et éviter une perte financière majeure.
Quand faut-il revoir son assurance professionnelle ?
Le contrat devrait être réexaminé régulièrement et à chaque changement important dans la vie de l’entreprise.
Une mise à jour est notamment recommandée en cas :
- d’augmentation du chiffre d’affaires ;
- d’acquisition de nouveaux équipements ;
- de travaux ou d’agrandissement ;
- de déménagement ;
- de développement d’une nouvelle activité ;
- d’augmentation du stock ;
- de recrutement de salariés ;
- d’ouverture d’un nouvel établissement ;
- de modification des dispositifs de sécurité ;
- de changement dans les méthodes de production ou de stockage.
Une entreprise évolue rapidement. Un contrat parfaitement adapté lors de sa souscription peut devenir insuffisant quelques années plus tard.
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Chez AZAR Conseils et Patrimoine, nous accompagnons les professionnels dans l’analyse et la mise en place de leurs assurances.
Notre démarche consiste à comprendre votre métier, visiter vos locaux lorsque cela est nécessaire, identifier vos principaux risques et comparer les garanties proposées par nos partenaires. Nous accordons une attention particulière aux capitaux assurés, aux franchises, aux exclusions et à la protection de votre activité en cas d’interruption.
Vous possédez déjà une assurance multirisque professionnelle ? Nous pouvons également étudier votre contrat actuel afin de vérifier s’il correspond toujours à la réalité de votre entreprise.
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